J’aime le vin, je le déguste et essaie de parfaire mon palais, tellement, qu’il m’est venu tout naturellement l’idée de comparer mes ex à du vin.

Je souhaite, donc, remercier TOUS (petite liste, tout de même, j’étais sérieuse dans mes relations, moi!) mes ex, car c’est grâce à eux que je suis ce que je suis dans ma vie amoureuse aujourd’hui!

Ben quoi, c’est vrai, je trouve que l’on ne remercie jamais nos ex, pour les leçons que l’on en a retiré. Après tout si on est avec ce Jules (pas le mien le vôtre hiiiihiiiii) c’est quelque part grâce à eux parce que il/nous n’avons pas voulu/su continuer dans notre relation.

Je vais surtout faire un clin d’œil à ceux qui m’ont marquée et surtout qui ont su conjuguer avec mon sale caractère :-).

Mon premier,  lui m’a tout fait découvrir. A l’âge où la plupart de mes amies sortaient avec des garçons, ben moi je les voyais surtout « comme des pots »! Donc disons que j’ai découvert les joies de faire des petits bisous un peu en retard.

  • Le premier, c’est un peu comme goûter pour la première fois du vin. Je le comparerais à un petit Beaujolais Nouveau. En effet c’était tout nouveau pour moi et je ne savais pas trop ce qui m’attendait lors de ma première dégustation. Disons que grâce à lui, j’ai fait ma première découverte. Un petit beaujolais qui m’a initiée aux joies du vin :-).
  • Ensuite vient la dégustation d’un vin un peu plus haut de gamme, mais pour lequel on a franchement un premier coup de cœur sans vraiment connaître le vin ni savoir comment réellement l’apprécier. Bref, lui, c’était mon premier amour, premier chagrin. Un vin trop jeune pour faire des promesses. Peut-être n’avions nous pas les outils nécessaires pour apprécier l’instant de dégustation 🙂 et continuer ainsi jusqu’à mieux explorer les arômes.
  • Le troisième vin, ha que c’était bon, doux, une caresse d’un petit rayon de soleil printanier. C’était la découverte avec la connaissance d’un bon et grand cru, arôme charnu, du terroir, bien enraciné dans la vigne qui l’avait vu naître. Mais oh combien il était bon de s’enivrer de ce délicieux nectar. Je l’ai dégusté à m’en saouler. Il était de toutes les fêtes et m’accompagnait  tous les jours. Avec lui j’ai appris à aimer et à élever mes critères de sélection. Ce vin avait du caractère mais j’ai su me l’approprier tout en lui laissant la liberté de me surprendre à chaque dégustation. Avec lui pas besoin de tricher, de jouer un rôle, car il a toujours su être vrai, authentique.

D’ailleurs ça me rappelle les paroles d’un film de Ridley Scoot :

« J’aime faire du vin, parce que, c’est un nectar sublime et qui est incapable, simplement de mentir. Vendanger trop tôt, vendanger trop tard, peu importe. Le vin toujours viendra murmurer dans ta bouche avec une totale et franche honnêteté et cela a chaque petites gorgées. » 

Ce vin là, je l’ai surtout accompagné sans aucun artifice: une simple baguette avec du fromage ou du pâté lui allait très bien pour s’épanouir en bouche et vous submerger de sa générosité de tous ses arômes si complexes. Un resto haut de gamme, il n’ était pas pire, quoique légèrement timide, vous savez, même si c’était un grand-cru, c’était un vin du terroir où le bling,bling avait peu sa place. Non, sa vrai profondeur était dans les choses simples sans dorures.

J’avais soif de nouvelles terres, lui était plus que jamais attaché à son terroir. C’est ainsi que je l’ai laissé le coeur déchiré.

 

Arrivé ici, j’ai laissé tout ce que j’avais appris des vins français, non sans  garder en mémoire les charmes  et ce qu’ils m’avaient appris.

J’ai été charmé par certains des vins nouveaux, mais toujours il y avait ce retour en force du grand-cru. Ces vins du nouveau monde n’avaient pas la délicatesse, l’amour de la terre comme lui. Ces vins là ne savaient pas me séduire. Étais-je vraiment venu pour découvrir de nouveaux arômes ? Non, plus sûr pour me noyer dans le travail.

  • Mais justement, il arrive un moment, où, un vin de garde, ose vous séduire. Ce vin là a toute la maturité qu’il faut pour apporter plein de promesses, de purs moments de bonheur. Toute l’expérience d’une vie qui est en lui. Ce vin là a du vécu, trop tôt dégusté, ça n’allait pas, il fallait le laisser vieillir, attendre que tous ses arômes arrivent à maturité, qu’ils aient une parfaite  harmonie. Attendre peut-être le parfait accord met&vin. encore un peu.  Il a su se donner complètement à l’étrangère que j’étais. Avec ce vin là, j’ai mis dans mon petit tiroir en velours mon précieux grand-cru. Je me suis laissée séduire. Au début un vin timide, qui ne sait pas trop, s’ il sera à la hauteur des attentes de l’oenologue (non, c’est juste parce que ça fait bien dans la phrase!). Doucement, gorgée après gorgée, je me suis habituée à lui, à sa maturité, à son goût incomparable, si différent de ceux de la France. Il a su m’envelopper tendrement de ses douces effluves. Je l’ai laissé m’enivrer, il m’a laissé le mettre à nu pour mieux l’apprivoiser, nous apprivoiser, mieux le découvrir, et l’apprécier à sa juste valeur. J’étais et je  suis toujours, charmée par ce vin du nouveau monde.

Aurais-je envisagé, moi, petite Française

Être en parfait accord met & vin 

avec un vin autre que Français ?

One thought on “Histoire de vin

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